Short Edition
Oscar et le cirque du Lion d'Argent

Oscar et le cirque du Lion d'Argent

En voiture !

— Oscar, dépêche-toi ! On va finir par partir sans toi si tu continues à traîner !
« Si seulement ... » soupira Oscar en fourrant un pyjama dans son sac de voyage prêt à exploser.
— Oscar, mon chéri, n’oublie pas de prendre les livres que tu dois rendre à Ermance et Madeline !
— Oui oui… souffla Oscar, et il enfonça dans une poche du sac les deux romans à l’eau de rose que ses cousines avaient absolument tenu à lui prêter lors de la dernière réunion familiale.
— Allez, il faut partir maintenant si on veut arriver à temps pour le dîner du réveillon !

Oscar étouffa un grognement boudeur, attrapa son sac et sortit de sa chambre en claquant la porte.

En bas, sa maman rassemblait les bagages devant la porte d’entrée avec l’air fébrile et soucieux qu’elle avait toujours avant de partir chez ses parents. Son père chargeait une à une les valises dans le coffre de la voiture en faisant son possible pour faire preuve d’entrain.

— En voiture ! s’écria-t-il en mettant en route le moteur endormi par le froid.

Oscar prit place à l’arrière en prenant soin de bien claquer la portière en signe de protestation, mais ni son père ni sa mère n’y prêtèrent la moindre attention. Il faut dire qu’il se montrait tellement grognon depuis quelques jours qu’ils ne savaient plus quoi faire pour faire passer sa mauvaise humeur.

La voiture s’engagea sur une petite route de campagne blanchie par le givre et un léger brouillard. A l’avant, les parents d’Oscar étaient silencieux, échangeant seulement quelques banalités sur l’itinéraire et sur la météo à laquelle ils devaient s’attendre à leur arrivée quatre heures plus tard.
Oscar savait très bien ce qui se passait dans leurs têtes, tous les ans c’était la même histoire... Sa maman était nerveuse à l’idée de passer Noël chez ses parents qui paraissaient souvent avoir quelque chose à lui reprocher, et son papa prévoyait de s’ennuyer toute la soirée avec l’oncle Albéric et la tante Agathe, mais faisait beaucoup d’efforts pour que personne ne le remarque.

***


Alors que la voiture entrait sur l’autoroute, Oscar sortit ses écouteurs de la poche de son anorak et les mit sur ses oreilles. A travers la vitre, il regardait défiler le paysage enneigé au rythme de sa musique. Il songea à son copain Augustin qui était parti la veille aux sports d’hiver. Il aurait pu être avec lui, Augustin lui avait proposé de venir, mais ses parents avaient refusé. « Noël, c’est en famille », avaient-ils répondu.
« En famille… grommela Oscar pour lui-même, tu parles d’un cadeau ! »

En famille !

A la seconde où Oscar passa le seuil de la maison de ses grands-parents, sa grand-mère se précipita sur lui :
— Enlève tes chaussures mon garçon ! Attention au tapis !

Au salon, Grand-père prenait l’apéritif avec l’oncle Albéric, ils ricanaient en se donnant de grandes tapes dans le dos. A côté, la tante Agathe semblait s’ennuyer ferme, elle bâillait en tripotant un verre en cristal dans lequel elle semblait chercher son reflet.

— Oscar, Oscar !

Ermance et Madeline se jetèrent sur lui en poussant des cris aigus. Elles étaient un peu plus âgées qu’Oscar, et elles avaient l’étrange habitude de le prendre pour leur poupée.

— Tu nous as rapporté nos romans ? glapit Madeline en inspectant sa tenue d’un air sceptique.
— On en a plein d’autres pour toi ! gloussa Ermance en triturant les cheveux d’Oscar jusqu’à lui faire une jolie raie sur le côté.

Les convives prirent bientôt place autour de la table décorée avec un soin maniaque. Les assiettes étaient assorties à la nappe qui était assortie au papier peint. Près de la fenêtre, un immense sapin était chargé de guirlandes elles-mêmes assorties au tapis.
Oscar observait la dinde en se demandant si elle était assortie aux rideaux, et il tendit machinalement la main vers le plat. Grand-mère lui lança un regard réprobateur et se tourna vers la maman d’Oscar avec un sourire pincé.

— Ma chérie, découpe donc la dinde, et essaie de faire mieux que l’année dernière !

La maman d’Oscar se leva hâtivement et saisit le couteau en argent d’une main hésitante. En face d’Oscar, Tante Agathe, qui était végétarienne, fixait la dinde avec une pointe de dégoût. Grand-père était toujours en grande conversation avec Oncle Albéric au sujet de son travail, mais c’était plein de chiffres et de pourcentages, Oscar n’y comprenait rien. A côté de lui, ses cousines se tortillaient sur leurs chaises et piquaient dans son assiette dès qu’il avait le dos tourné.

Oscar pensa à son copain Augustin pendant tout le repas ; même le bonhomme en plastique qui faisait de la luge sur la bûche glacée du dessert lui rappelait qu’il aurait pu être aux sports d’hiver avec lui.

— Est-ce que je peux sortir de table ? demanda-t-il poliment.
— Oui, répondit Grand-mère, mais n’oublie pas de te brosser les dents avant d’aller au lit !

Oscar se leva et se dirigea vers le couloir. A travers la vitre de la porte d’entrée, il vit que la neige avait recommencé à tomber. Il regarda rapidement si quelqu’un l’observait, attrapa son anorak et son bonnet et se glissa silencieusement dans la nuit.

Le sourire d’Ashkar

Oscar avançait lentement à travers les flocons, il ne faisait pas trop froid et la nuit était belle. Au loin, les décorations lumineuses de quelques maisons clignotaient, mais autour de lui il faisait très sombre. Il ne savait pas très bien où aller, mais il était trop tôt pour aller se coucher, et il n’avait aucune envie que ses cousines Ermance et Madeline lui proposent de jouer avec elles. Oscar voulait juste être tranquille, et peut-être aussi un peu moins triste.

A quel moment est-on assez grand pour enfin faire ce dont on a envie ? se demandait-il en atteignant l’orée du village. Pourquoi ne m’ont-ils pas laissé aller aux sports d’hiver avec Augustin puisque de toute façon, personne ne me parle dans cette famille ?

Soudain, Oscar se rendit compte qu’il ne savait plus très bien où il était. Il se trouvait peut-être sur un terrain vague, ça ne ressemblait pas tout à fait à un champ. Il faillit se heurter à deux caravanes qui sortaient de l’ombre et décida de les contourner.
Ce qu’il découvrit alors le laissa bouche bée.

Devant lui s’élevait un grand chapiteau rouge et or, au sommet duquel claquait un drapeau représentant un lion. D’autres caravanes stationnaient autour, dont certaines ressemblaient à des cages. Oscar s’approcha d’un pas un peu craintif, guidé par la lumière qui filtrait à travers l’entrée du chapiteau. Arrivé à proximité d’une des caravanes-cages, il étouffa de justesse un petit cri : derrière les barreaux, un gigantesque lion couleur de cendres était étendu, son impressionnante tête reposant sur ses pattes avant.
La tête se souleva doucement, le lion secoua sa crinière dans un geste ample et majestueux, et son œil de bronze vint se poser sur Oscar.

Oscar frémit, tétanisé. Il se passa quelques secondes, puis il eut la très nette impression que le lion lui souriait.

— T’es qui ?

Oscar sursauta comme jamais. Derrière lui, une petite fille aux longs cheveux ondulés le fixait avec curiosité. A côté d’elle se tenait un garçon au visage malicieux : c’était lui qui venait de parler.

— Il est beau n’est-ce pas ? C’est Ashkar, le lion de mon père. C’est en son honneur que nous avons appelé notre cirque le Cirque du Lion d’Argent. Il t’a souri, tu as vu ? C’est bon signe.

Oscar aurait aimé dire quelque chose, mais aucun son ne sortait de sa bouche.

— Je m’appelle Elsie, dit la petite fille aux cheveux ondulés, et mon frère c’est Vadim. On vient de terminer notre spectacle et Maman prépare un grand dîner de fête. Tu as faim ?

Le Cirque du Lion d’Argent

Elsie et Vadim attirèrent Oscar sous le chapiteau jusqu’à une immense table.

— Hé tout le monde, cria Vadim, voici Oscar !

Oscar était ébloui par les projecteurs multicolores qui semblaient être directement suspendus aux étoiles. Autour de lui, dans leurs costumes bariolés, les occupants du chapiteau s’agitaient frénétiquement pour préparer le repas dans un grand éclat de rire général. Oscar sentit un immense sourire fendre son visage, et bientôt tous les regards converger vers lui.

Subitement, tout le monde se mit en rang et chacun défila devant Oscar comme pour lui offrir un petit spectacle personnel. Vadim présentait chaque personne d’une voix puissante, en prenant l’inflexion comique d’un bonimenteur de foire.

— Mes grands-parents : l’ Lazare et Helga la douce ! s’écria-t-il, tandis qu’un vieux clown hilare suivi d’une accordéoniste chantant à pleins poumons tourbillonnaient sous les yeux ébahis d’Oscar.
— Mes parents, poursuivit Vadim sur le même ton, le grand dompteur Aliocha et Wanda la trapéziste !

Oscar, éberlué, vit Aliocha dresser un immense cerceau devant Wanda, qui s’y agrippa et se contorsionna à l’intérieur comme un serpent.

— Et enfin, continua Vadim de plus en plus enjoué, la plus belle des écuyères : ma grande sœur Katia !

Du fond du chapiteau jaillit un superbe cheval blanc. Debout sur son dos, la plus ravissante créature qu’Oscar ait jamais vue tournoyait avec grâce. Le cheval décrivit un arc de cercle jusqu’à Oscar et posa un genou à terre. Katia sauta de sa monture avec souplesse et inclina son corps de liane devant le jeune garçon, qui rougit jusqu’aux oreilles.

— Eh bien mon cher, bienvenue au Cirque du Lion d’Argent. Maintenant, à table !

Tout ce petit monde s’installa dans une folle gaîté, comme si la présence d’Oscar était la chose la plus naturelle qui soit. Oscar, émerveillé, regardait défiler devant lui un ballet interminable de plats inconnus et de desserts exotiques.
Il goûtait à tout et ne reconnaissait rien, mais tout ce qu’il mangeait était délicieux.

— Je n’ai jamais vu un dîner de Noël pareil ! s’exclama t-il, la bouche pleine.
— Mon joli, ce n’est pas un dîner de Noël, répondit Wanda la trapéziste en lui jetant un regard doux et amusé. C’est notre tout dernier spectacle de l’année que nous fêtons ! Demain, nous reprenons la route.
— Vous ne fêtez pas Noël ? demanda Oscar en écarquillant les yeux.
— Eh non ! répondirent-ils tous en chœur en riant aux éclats.
— Nous, on ne fait rien comme tout le monde, lui glissa Vadim avec un clin d’œil. Après le repas, je te montrerai plein d’autres choses que tu n’as sûrement jamais vues !

Le numéro d’Oscar

Depuis près d’une heure, Elsie apprenait à Oscar à jongler avec des mandarines, et il commençait à bien se débrouiller.

Derrière eux, la table avait été débarrassée, on bavardait joyeusement au son de l’accordéon d’Helga et Katia était remontée sur son cheval sitôt le dessert fini. Oscar perdit sa concentration au moment où elle passait devant lui, et une série de mandarines vint s’écraser sur sa tête. Elsie éclata d’un petit rire aigu.

— Eh ! Oscar ! Regarde, je suis là-haut !

Oscar leva la tête, il ne put réprimer un cri de surprise : plusieurs mètres au-dessus de lui, Vadim dansait sur un long câble tendu, un petit parapluie turquoise à la main. Il bondissait d’avant en arrière avec une agilité époustouflante en lui faisant de grands signes, un sourire radieux aux lèvres. « Quand je pense que moi, on ne me laisse même pas aller faire du ski avec Augustin ! » songea Oscar, admiratif.

— Ah, voilà Ashkar qui vient chercher son dîner ! dit gaiement Helga en faisant taire son accordéon.

Tout le monde se retourna et Oscar retint son souffle. Le majestueux lion couleur de cendres s’avançait sous le chapiteau, impérial, aux côtés de son maître Aliocha. Ils s’approchèrent et Aliocha, souriant, tendit à Oscar une énorme côtelette crue.

— Vas-y, lui dit-il tranquillement.

Oscar tenait la côtelette du bout des doigts, le souffle coupé. Son regard rencontra celui d’Ashkar, et à cet instant précis, il eut l’impression que le lion lui donnait son accord. Oscar s’approcha avec prudence et déposa la côtelette comme une offrande aux pieds d’Ashkar. En un éclair, le lion engloutit son repas, puis il s’avança vers Oscar et posa délicatement son imposante tête sur son épaule. Oscar, bouche bée, sentit les larmes lui monter aux yeux. Il eut envie de plonger sa main dans l’épaisse crinière du lion, mais il n’osa pas. Ashkar se dégagea doucement, le regarda quelques instants, puis il se détourna et reprit tranquillement le chemin de sa cage. Là encore, Oscar aurait juré qu’il lui avait souri.
Il fut tiré de sa stupeur par les applaudissements autour de lui.

— Mon joli, lui dit Wanda, tu peux te vanter de t’être fait un ami exceptionnel ce soir. Bravo ! Tu es vraiment des nôtres maintenant !

Oscar était bouleversé, il sentait les larmes rouler sur ses joues. Il aurait tellement, tellement aimé être vraiment des leurs !
Une main douce vint se poser sur son épaule. C’était Katia.

— Mon cher, il se fait tard, ta famille va s’inquiéter. Monte sur mon cheval, je vais te raccompagner chez toi.

Le matin de Noël

— Tu n’as pas très envie de rentrer n’est-ce pas ?

Dans la clarté grise du petit matin, Katia marchait aux côtés de son cheval, sur lequel était installé Oscar. A mesure qu’ils s’approchaient de la maison, le cœur d’Oscar se serrait.

— Je veux partir avec vous, dit-il vivement. Je veux vivre au Cirque avec vous, je vous aiderai, je m’occuperai des animaux !

Katia regardait droit devant elle, elle souriait tristement.

— Ce n’est pas aussi simple que tu l’imagines, notre vie. C’est parfois difficile, tu sais, de ne pas avoir de maison, de n’être nulle part chez soi. De travailler tous les jours. De ne jamais savoir s’il y aura du monde à nos spectacles et si on pourra nourrir Ashkar comme il le mérite. Tu as de la chance, Oscar, d’avoir une vie comme la tienne, peut-être que tu l’as juste un peu oublié ?

Oscar réfléchissait en silence. Il avait l’impression qu’il ne pourrait jamais reprendre le cours normal de sa vie après cette nuit.

— Peut-être, mais je préfère quand même venir avec vous.

Katia l’aida à descendre du cheval, ils étaient arrivés. Elle l’observa un moment et dit :

— Retrouve ta famille, réfléchis. Si ta décision est prise, rejoins-nous avant midi, et tu partiras avec nous.

Elle déposa le plus doux des baisers sur son front, remonta sur son cheval, et disparut au galop dans la brume.


Oscar se faufila dans le couloir sur la pointe des pieds. Il passa devant la chambre où dormaient ses parents, la porte était entrouverte. Il regarda le visage de sa maman éclairé par un rayon de lune, elle était belle. Il vit son papa se serrer tendrement contre elle et l’entourer de ses bras.
Oscar se glissa dans son lit le cœur gros et s’endormit en rêvant à la crinière d’argent d’Ashkar.

Le lendemain c’était Noël, et toute la famille était réunie autour du sapin pour l’ouverture des cadeaux. Ermance et Madeline poussaient de grands cris en déballant leurs nouvelles robes, et encore d’autres de ces livres romantiques qu’elles adoraient. Les adultes les observaient en souriant, Oscar avait l’impression de reconnaître sur leurs visages les enfants qu’ils avaient été un jour. Il était un peu triste en songeant qu’il les quitterait peut-être bientôt pour toujours.

— Alors mon grand, tu n’ouvres pas ton cadeau ? lui dit son père.

Oscar déchira le papier doré et ouvrit la boîte. Il laissa échapper un « oh ! » de surprise et de joie : c’était un appareil photo dernier cri, exactement celui qu’il rêvait d’avoir !

— Oh, mais c’est formidable ! s’exclama son grand-père en voyant l’appareil, ça me donne une idée ! Ne bougez pas, je reviens !

Photos de famille

Ermance et Madeline riaient en posant dans leurs nouvelles tenues devant l’objectif. Oncle Albéric lisait le mode d’emploi de l’appareil à Oscar, qui essayait les différents réglages. Tante Agathe aidait mollement Grand-mère à ramasser les emballages, pendant que les parents d’Oscar souriaient en observant la scène, assis sur le divan.
Oscar en profita pour les photographier discrètement.

Grand-père revint dans le salon, un gros album en cuir sous le bras.

— Viens par-là mon garçon, je vais te montrer ce que c’était la photographie à mon époque !

Oscar et ses cousines vinrent se serrer autour de Grand-père, qui ouvrit l’album cérémonieusement.

— Là, c’est mon mariage avec ta grand-mère.

Oscar observait les images en écarquillant les yeux. Il réalisa que Grand-mère avait été un jour une belle jeune femme dont il ne savait rien.

— Là c’est le mariage de tes parents, et ça c’est toi quand tu étais bébé.

Oscar jeta un œil à ses parents sur le divan ; il vit qu’ils souriaient, émus, et ça lui fit chaud au cœur.

— Oh regarde, c’est nous quand on était petits ! s’exclama Ermance.

Sur des photos de vacances dont il ne se rappelait pas, Oscar et ses cousines jouaient à la dînette dans un jardin, ils avaient l’air de beaucoup s’amuser.

— T’étais minuscule Oscar ! dit Madeline en riant.
— C’est vrai, sourit Oscar, heureusement que vous vous occupiez bien de moi.

Les photos suivantes avaient été prises lors d’un anniversaire de Tante Agathe. Sa coiffure était si grotesque et si démodée que tout le monde éclata de rire, même elle.

— A table ! cria soudain Grand-mère depuis la cuisine.

Oscar se tourna vers la grande horloge, paniqué : il était midi et demi, déjà ! Comment avait-il pu oublier son rendez-vous avec Katia ?!

Il se leva comme un diable et sortit de la maison sans même prendre son anorak. Il courut, hors d’haleine, jusqu’au terrain vague. Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir leur dire ? Il n’avait pas eu le temps de réfléchir, il n’avait même pas préparé son sac !

Le terrain vague était désert. Plus de chapiteau, plus de lion, plus aucune caravane. Ils étaient tous partis et Oscar n’avait pas pu leur dire au revoir !


Oscar s’effondra dans la neige et fondit en larmes. Il pleura longtemps. Est-ce que tout ça avait réellement existé ? Est-ce qu’Ashkar lui avait vraiment souri ?
Il avait vécu une nuit extraordinaire, et ça, il ne l’oublierait jamais. C’était déjà formidable.

Oscar finit par se relever, il commençait à avoir froid. Peut-être que Katia avait raison, peut-être qu’il ne se rendait pas compte de sa chance...
Il retourna vers la maison en songeant à tous ces merveilleux souvenirs, et à tout ce qu’il aurait à raconter à Augustin à son retour. Lui, pour le coup, il y avait peu de chance qu’il ait apprivoisé un lion aux sports d’hiver !

_______

Illustration de Pablo Vasquez
zagatub
Sandra Bartmann

Sandra Bartmann

Sandra est une petite fille de 38 ans déjà. Elle se rappelle avoir passé de longs étés à lire sous un tilleul en attendant la rentrée, il y a bien longtemps. Depuis elle a étudié l'art, elle est partie travailler en Afrique puis est revenue à Marseille, pour travailler autour de projets ...   [+]

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