Il était une fois une petite fille prénommée Milah, qui vivait avec sa maman sous la Colline d'Argent, une colline que l'on disait enchantée.

Leur chaumière était si minuscule et discrète au premier abord, qu'on aurait pu croire qu'elle voulait se rendre invisible de tous. Et malgré sa toiture abîmée par le temps et les intempéries, elle se montrait aussi résistante que la petite famille, durement éprouvée par la vie, qu'elle abritait. Derrière ses murs gris et froids, derrière ses rideaux sombres mangés aux mites, il y avait là, en vérité, le foyer le plus chaleureux et le plus douillet de toute la contrée.

La petite Milah était aimée de tous, et avait le don de redonner le sourire à tous ceux qui croisaient son chemin. Elle distillait au quotidien la joie dans le cœur de sa maman. Quand cette dernière avait du chagrin, une simple pitrerie ou un seul de ses éclats de rire, valait tous les sortilèges d'allégresse du monde. Et malgré le froid mordant de l'hiver qui s'insinuait à travers les murs fissurés, malgré la peine qu'elle éprouvait parfois, la petite fille ne se séparait jamais de son sourire radieux et de son optimisme à toute épreuve.

Quand les parents de Milah avaient décidé, trois ans plus tôt, de s'installer sous la colline d'Argent, ils ignoraient tout de la malédiction qui pesait sur la forêt environnante, à quelques pas seulement de leur logis.
La Forêt d'Ambre était une forêt bien mystérieuse, ainsi nommée parce que ses arbres gardaient perpétuellement leurs flamboyantes couleurs automnales.

Un matin de novembre, le papa de Milah s'était rendu seul dans la forêt, comme à l'habitude, pour y couper du bois.
Et, à la tombée du jour, il n'en était pas revenu...

Ce fut lorsque la maman de Milah, désespérée, vint demander leur aide aux habitants du village le plus proche, qu'elle apprit la vérité de la bouche terrifiée des villageois : la forêt était maudite. Les plus téméraires acceptèrent cependant de faire des battues, mais les recherches furent vaines. Le papa de Milah avait bel et bien disparu.

***

Dès lors, il fut interdit à la fillette de s'aventurer dans cette forêt maléfique, et Milah, qui n'en faisait souvent qu'à sa tête, obéit malgré tout. Elle se sentait cependant mystérieusement attirée par la forêt.... Ou bien était-ce son papa qu'elle désirait tant retrouver qui la faisait rêver de s'y aventurer ?

Toujours est-il qu'en ce matin d'hiver brumeux où commence notre histoire, un événement insolite allait lui faire oublier les recommandations maternelles...

La Colline d'Argent, au pied de laquelle vivaient Milah et sa maman, devait son nom aux étranges fleurs et aux milliers d'arbustes au feuillage argenté dont elle était recouverte.

En toute saison, la végétation étincelait de mille feux. Le jour, on pouvait voir le soleil inonder la colline d'une éblouissante lumière, la faisant scintiller telle une mer d'or et d'argent. Et au crépuscule, la lune venait darder ses rayons pâles et froids sur la colline, conférant à ce lieu enchanteur une beauté .

Cependant, le hameau le plus proche étant à des lieues de là, seuls quelques rares chanceux pouvaient contempler la Colline d'Argent.
Il n'en fallut pas davantage pour que l'endroit ait rapidement la réputation d'être enchanté. On racontait même qu’une fée était à l'origine de la végétation hors du commun de la colline...
Milah et sa maman faisaient partie des rares privilégiés qui pouvaient s'en émerveiller quotidiennement.

***

La fillette n'avait jamais aperçu la moindre fée dans les environs. Mais ce matin-là, alors qu'elle était accoudée à l'unique fenêtre de la minuscule chambre qu'elle partageait avec sa mère, elle distingua quelque chose d'inhabituel à travers les carreaux, tout là-haut sur la colline.

Ce quelque chose bougeait, gesticulait même. Milah sursauta et, passée sa surprise, pensa spontanément qu'il s'agissait d'une fée.
Elle voulut en avoir le cœur net.

Elle plissa les yeux afin de mieux distinguer la silhouette noyée dans la brume. Mais c'était peine perdue, le brouillard était trop dense. Milah poussa un soupir de frustration et jeta un regard vers sa maman. Il était encore tôt et elle dormait profondément.

Et si elle allait y jeter un œil ? Un simple coup d’œil et elle reviendrait aussitôt à la maison... La petite fille n'hésita que quelques secondes avant de se chausser et de revêtir sa cape la plus chaude. Puis elle s'éclipsa le plus discrètement possible.

Il faisait si froid qu'elle s'empressa de remonter le col de sa cape jusqu'à son menton. Et tandis qu'elle gravissait la colline, Milah se posait mille questions.
Qu'avait-elle donc vu ? S'agissait-il d'un animal perdu ? Blessé ?
Elle imaginait déjà une jolie fée aux ailes scintillantes...

C'est alors qu'elle le vit plus distinctement, malgré la brume qui l'entourait. Le mystérieux personnage s'amusait tour à tour à faire des bonds, à exécuter des petits pas de danse ou à faire tournoyer son chapeau au-dessus de sa tête.
La fillette écarquilla les yeux de stupeur. Ce n'était pas une fée.
C'était... un bonhomme de neige !

L'étrange bonhomme de neige, tout occupé qu'il était à bondir et à danser, n'avait pas vu Milah approcher. La petite fille le regardait toujours d'un air incrédule. Elle ne savait pas si elle devait signaler sa présence ou s'il valait mieux rebrousser chemin.

Indécise, elle recula d'un pas. Le spectacle auquel elle assistait était si incroyable, si irréel, qu'elle se demanda si elle n'était tout simplement pas en train de rêver...

À ce moment-là, le bonhomme de neige, qui avait de nouveau lancé son haut-de-forme dans les airs, s'immobilisa. Avait-il lu dans ses pensées ? Le chapeau s'écrasa alors dans la neige avec un bruit mou.

Milah retint son souffle tandis que le bonhomme de neige se retournait lentement. Elle se préparait à prendre ses jambes à cou, mais quand elle aperçut, à travers la brume persistante, le visage et fascinant de l'énigmatique personnage, elle n'en fit rien.

Il avait deux morceaux ronds d' à la place des yeux, qui lui donnaient un regard profond et lumineux à la fois, et une petite carotte en guise de nez. Sa bouche, quant à elle, semblait avoir été dessinée délicatement dans la neige de son visage par les doigts d'une fée...
L'ensemble inspirait la confiance et la sympathie.

La peur de Milah avait complètement disparu, mais quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit le bonhomme de neige s'enfuir précipitamment !

— Attendez, s'écria-t-elle, je ne vous veux pas de mal !

Et au lieu de retourner dans sa chaumière auprès de sa maman probablement encore endormie, elle s'élança à sa poursuite, récupérant au passage le chapeau haut-de-forme.

Le brouillard commençait à se dissiper et Milah, dont les souliers s'enfonçaient profondément dans l'épaisse couche de neige à chaque pas, voyait le bonhomme blanc s'éloigner à grands bonds.

— Revenez ! Vous avez oublié votre chapeau ! l'appela-t-elle à nouveau d'une voix plus forte.

Impossible de dire si le bondissant personnage l'avait entendue ou pas. Toujours est-il qu'il ne s'arrêta pas ni ne se retourna. Il continua de s'enfuir à vive allure et Milah vit qu'il se dirigeait tout droit vers... la Forêt d'Ambre.

***

Elle s'arrêta net. Elle tapota du bout des doigts le chapeau qu'elle tenait entre ses mains, songeuse. Si elle rentrait chez elle tout de suite, sa maman se demanderait sûrement d'où venait le chapeau et à qui il appartenait.
Et puis, cela ne se faisait pas de garder quelque chose qui n'était pas à soi, n'est-ce pas ?

Du moins voulut-elle s'en persuader alors qu'elle s'apprêtait à désobéir à sa mère...

La fillette jeta un regard coupable vers sa maison, puis elle prit une profonde inspiration et se dirigea au pas de course vers la Forêt d'Ambre.

Quand Milah parvint enfin, essoufflée, à la lisière de la forêt, elle ne vit nulle trace du bonhomme de neige. Seulement de grands arbres à perte de vue qui portaient tous, sans exception, les couleurs de l'automne.
Il y avait des mélèzes aux aiguilles , des charmes au feuillage d'un jaune éclatant, des érables aux feuilles rouge vif et bien d'autres arbres encore. On aurait dit que les arbres du monde entier étaient rassemblés là, pour exhiber fièrement leurs chatoyantes couleurs.

La fillette remarqua, non sans surprise, que la température était subitement remontée dès lors qu'elle était entrée dans la forêt. Cela n'était pas pour lui déplaire, car malgré ses vêtements chauds et sa course folle à travers la colline, elle avait les doigts et le bout du nez gelés.
Il n'y avait plus de neige sous ses pieds, et Milah découvrit avec étonnement une forêt dégagée et baignée de lumière, certes étrange mais pas le moins du monde effrayante, et à des lieues de la forêt obscure et menaçante qu'elle avait toujours imaginée.

Cette forêt était réellement enchantée, cela ne faisait aucun doute... Mais maudite ? Vraiment ? Milah était sceptique.

Soudain, le craquement d'une brindille, tout près d’elle, la fit émerger de sa réflexion. Ses yeux s'arrêtèrent alors sur un chêne au large tronc, derrière lequel il lui semblait avoir vu quelque chose bouger. Elle se pencha légèrement et vit une minuscule carotte qui semblait, à première vue, flotter dans le vide, horizontalement...
Le nez du bonhomme de neige !

Ce dernier laissa alors entrevoir sa tête arrondie derrière le tronc de l'arbre. Son regard charbonneux se posa alternativement sur la fillette et sur le chapeau qu'elle tenait à la main.

— Tu peux sortir de ta cachette, déclara la petite fille d'une voix douce. Je suis venue te rapporter ton chapeau. Tu n'as rien à craindre de moi, je te le promets !

Toujours méfiant, le bonhomme de neige finit par avancer vers Milah d'un bond hésitant. La fillette l'encouragea d'un sourire à s'approcher encore et, quand il fut suffisamment près, lança doucement le chapeau dans sa direction.

Celui-ci roula vers lui sur la mousse qui recouvrait le sol et le drôle de bonhomme s'en empara avec une joie non dissimulée.

— Je m'appelle Lumi, se présenta-t-il alors d'une voix timide tout en se coiffant de son précieux chapeau.

Le bonhomme de neige n'avait fait que lui donner son prénom, mais Milah en éprouva une joie immense, qu'elle ne s'expliquait pas.

Ce fut comme si une mélodie oubliée surgissait soudain du plus profond de son cœur, le remplissant tout entier d'amour et de tendresse. Elle était fascinée par le mystérieux personnage. Le timbre doux de sa voix, ainsi que son sourire, lui avaient véritablement réchauffé le cœur.

— Je m'appelle Milah, se présenta-t-elle à son tour gaiement, j'ai neuf ans et j'habite avec ma maman au pied de la Colline d'Argent. Tu sais ? Là où je t'ai aperçu tout à l'heure.

Lumi acquiesça d'un petit signe de tête, affichant toujours un air curieux et intimidé.

Il ressemblait à n'importe quel bonhomme de neige ordinaire. Il était constitué de trois grosses boules de neige : la plus petite pour sa tête, une moyenne pour son ventre, et la plus grosse pour ses jambes. Milah remarqua par ailleurs... qu'il n'avait pas de pieds ! Elle comprit aussitôt que c'était pour cela qu'il ne se déplaçait qu'en bondissant. En guise de bras, il avait deux branches, chacune terminée par trois brindilles. Deux gros boutons sur son ventre rebondi et une écharpe en laine rouge autour de son cou inexistant lui tenaient lieu de vêtements.

— Je peux te poser une question ? demanda soudain la fillette, perplexe.

— Quelle que soit ta question j'y répondrai, assura le bonhomme de neige de sa voix tranquille.

— Je me demandais juste comment ta tête pouvait bouger ainsi sans tomber une seule fois par terre !

Lumi ne répondit pas tout de suite. Au lieu de cela, il partit d'un grand éclat de rire ! Un rire cristallin auquel la fillette joignit le sien, hilare devant l'incongruité de sa question.

— C'est grâce à la magie, répondit-il simplement quand il eut recouvré son sérieux. La fée qui m'a créé m'a donné la vie, mais pas seulement... Elle m'a également doté de pouvoirs magiques.

— Je savais que les fées existaient ! s'extasia Milah.

— Regarde !

Et la tête du bonhomme de neige, toujours coiffée de son chapeau, se mit alors à tourner, tourner... Elle tournait sur elle-même de plus en plus vite. Puis elle s'arrêta net et Lumi regarda la fillette avec un grand sourire.

— Tadaaam ! dit-il amusé, comme pour clore son petit spectacle.

Milah était vraiment impressionnée. Décidément, ce bonhomme de neige se révélait plus stupéfiant encore qu'elle ne l'avait imaginé !

Et elle ne se doutait pas à quel point elle était loin d'être au bout de ses surprises...

— Petite, commença le bonhomme de neige, comme s'il venait subitement de se rappeler quelque chose d'important, il faut que tu saches que mes pouvoirs magiques sont désormais à ta disposition ! Il ne tient qu'à toi de réaliser ton souhait le plus cher.

Des pouvoirs magiques à sa disposition ? Milah n'osait y croire. Ses yeux étincelèrent...

— Cela n'a pas l'air de t'enchanter, s'inquiéta-t-elle soudain en remarquant l'air anxieux de son nouvel ami. Pourquoi me proposer tes pouvoirs si tu as peur de ce que je pourrais en faire >?

— Parce que je le dois petite Milah, répondit Lumi simplement. La fée qui m'a créé m'a donné le pouvoir de réaliser le vœu le plus cher du premier humain qui viendrait à ma rencontre.

— Moi, conclut Milah.

— Oui, mais cela n’est pas sans conséquence… du moins pour moi. C'est pour cela, ajouta-t-il tout penaud, que je me suis enfui tout à l'heure.

La fillette n'écoutait déjà plus. Elle était toute excitée de pouvoir réaliser son vœu le plus cher.
Et si c'était pour elle la merveilleuse occasion de retrouver son papa ?

***

— Tu devras formuler ton vœu le matin de Noël, le moment de l'année où la magie atteint son paroxysme, poursuivit le bonhomme de neige.

— Et que se passera-t-il alors ? interrogea Milah, qui redoutait la réponse.

— Ton vœu sera exaucé et quant à moi… je disparaîtrai pour toujours !

La fillette était chamboulée par cette révélation. Elle se trouvait partagée entre sa peine à l’idée que son ami disparaisse et son excitation à l'idée de revoir son papa.
Comment une fée avait-elle pu infliger une telle malédiction à un être aussi gentil que Lumi ? Elle refusait de croire qu'une fée pouvait commettre un acte aussi cruel.

— Avant elle était bien une fée, déclara le bonhomme de neige – Milah eut alors à nouveau le sentiment étrange qu'il lisait dans ses pensées – mais c'était il y a fort longtemps. Aujourd'hui on la connaît sous une autre appellation : la Sorcière de la Forêt d'Ambre.

Milah regarda machinalement tout autour d'elle, comme si la sorcière pouvait surgir d'un moment à l'autre, brisant la quiétude des bois. Cette maudite sorcière était-elle responsable de la disparition de son papa ? Se pouvait-il qu'il soit ici, tout près, retenu par un mauvais sort ?

— Je ne l'ai jamais vu, déclara alors le bonhomme de neige en réponse à sa question muette – Lumi avait donc bien le pouvoir de lire dans ses pensées ! – . Si ton papa est quelque part, il n'est pas dans cette forêt je le crains...

Le visage de Milah s'était fermé, tandis que ses yeux restaient rivés sur le tapis de feuilles mortes à ses pieds.

— Petite, continua le bonhomme de neige, je sais que quoi qu'il advienne, tu feras le bon choix. Vouloir retrouver son papa disparu est un souhait noble et généreux.

— Tu n'as rien à craindre de moi, lui assura-t-elle de nouveau dans un sourire.

La fillette se sentait tiraillée entre son vœu le plus cher et son affection grandissante pour Lumi, auprès duquel elle éprouvait un inexplicable sentiment de bien-être.

Lumi sourit à son tour puis s'écarta doucement.

— Je viendrai te retrouver sur la Colline d'Argent le matin de Noël, tu n'auras qu'à dire mon nom. Au revoir petite Milah !

Et sans plus d'explication, laissant Milah en proie à ses doutes, il lança son chapeau dans les airs.

La fillette eut à peine le temps de le voir tournoyer au-dessus de la tête de son ami qu'elle se retrouva... bien au chaud dans sa petite chambre, près de sa maman qui n'allait pas tarder à se réveiller.

***

Deux semaines s'étaient écoulées, et la petite fille se demandait encore si elle n'avait pas rêvé cette improbable rencontre...
Ses souvenirs lui paraissaient cependant bien réels. Alors, déterminée, Milah se mit en route et gravit la Colline d'Argent le matin de Noël.

— Lumi ? appela-t-elle d'une voix hésitante, une fois parvenue au sommet.

Le fantastique bonhomme de neige se matérialisa aussitôt devant elle, la faisant sursauter.

— Milah, tu es venue ! s'exclama-t-il, ravi de retrouver son amie.

— J'ai pris ma décision, annonça précipitamment la fillette, comme si elle craignait de changer d'avis. Je veux plus que tout au monde retrouver mon Papa... mais pas ainsi. Ce serait trop injuste et cruel pour toi ! Je préfère donc renoncer à mon vœu le plus cher.

Elle avait à peine prononcé le dernier mot que Milah fut aveuglée par un halo de lumière blanche éblouissante. Quelques secondes plus tard, la petite fille parvint à ouvrir lentement les yeux et constata avec tristesse qu'il n'y avait plus trace de son ami le bonhomme de neige...
Au même emplacement, se trouvait un homme, allongé face contre terre, semblant s'éveiller d'un long sommeil !

— Papa ? demanda-t-elle, à la fois incertaine et pleine d'espoir.

Milah, tremblante d'émotion, n'osait pas remuer.

L'homme se releva doucement et regarda tout autour de lui, l'air hébété. Il reconnut sa fille, la prit dans ses bras et la serra tendrement contre son cœur.

— Je me souviens... commença-t-il.

Et il lui raconta sa mésaventure, quelques années plus tôt, où dans la forêt d’Ambre, il avait rencontré une étrange fée.

Cette fée s’était elle-même transformée en sorcière, le jour où un humain avait trahi sa confiance. Depuis lors, elle distribuait des sortilèges aux malheureux qui se trouvaient sur son chemin.

La sorcière l’avait alors changé en bonhomme de neige, lui expliquant que le seul moyen de briser la cette malédiction serait qu'un humain fasse preuve de générosité à son égard en renonçant à son vœu le plus cher...

***

Milah écoutait avec attention le récit de son papa. Tout à coup, la neige se mit à tomber à gros flocons sur la forêt.

Milah rit aux éclats et là, tout là-haut sur la Colline d'Argent, elle se mit à fabriquer un bonhomme de neige, qui ressemblait comme deux flocons à Lumi !

— Allons voir ta maman et demandons-lui des vêtements chauds pour ton ami ! fit le papa de Milah, amusé.

Et tandis qu'ils prenaient le chemin de la maison, une fée apparut au sommet de la colline. Du bout de sa baguette magique, elle toucha le bonhomme de neige de Milah... qui s'anima aussitôt et se mit à bondir !

La fée sourit. Avant de retourner dans sa forêt, elle regarda, heureuse et attendrie, Milah et son papa se diriger vers la chaumière, au pied de la colline.


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Illustration de Adora

58 VOIX

zagatub
Marine Donnadieu

Marine Donnadieu

Passionnée de lecture depuis l'enfance, j'ai commencé à écrire à l'âge de 14 ans. Depuis je pose rarement ma plume, hormis pour m'adonner à mes autres passions : la photographie et la pâtisserie. Mon Tardis à moi, c'est mon imagination ! Et à son bord je voyage dans nombre ...   [+]

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